Les bulldozers affrontent
les murs, abattent des pans de vie, traversent le temps. Les
immeubles de la route de Montpellier ont interpellé les Lunellois
dans leur disparition.
Pierre à pierre, le livre
de son histoire s’effeuille, se modifie, s’anime,…. s’écroule,
s’éboule ? Et demain, Lunel... ?
AG
La presse a fait articles
et reportages. Les photographes ont immortalisé l’évènement. Ils
ont saisi avec leur appareil numérique l’instant, la déchirure,
l’éboulement, l’arrachement.
La machine broie les
certitudes et révèle la fragilité des constructions. Elle inquiète
et fascine, construit et détruit. Elle place l’homme au cœur de
la problématique du temps et le confronte à sa crainte de
l’éphémère.
Autour de Lunel, les
vestiges, les empreintes de vie, les traces des passages de ceux qui
nous ont précédés sont très riches et remontent très loin dans
le temps.
Sur les sites de la grotte
préhistorique du Mas des Caves à Lunel Viel, Ambrussum, Dassargues,
Saint Gilles le Vieux, les archéologues ont gommé l’épaisseur du
temps pour faire apparaitre à la surface du sol des villages, des
quartiers, des dessins de maisons, des traces de vie...
Lunel nous offre son
histoire. Les maisons ont évolué, se sont transformées mais le
plan de la ville est resté fidèle aux deux enceintes et au souvenir
du « castrum » même si tous les murs ont disparu. Les
lectures du plan et l’histoire des pierres se confrontent et
divergent. Les murs nous offrent des pages de lecture ou de rêve.
Pierre à pierre, le livre
de son histoire s’effeuille, se modifie, s’anime,…. s’écroule,
s’éboule ? Et demain, Lunel... ?AG
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