samedi 26 septembre 2015

Et demain...

Les bulldozers affrontent les murs, abattent des pans de vie, traversent le temps. Les immeubles de la route de Montpellier ont interpellé les Lunellois dans leur disparition.


La presse a fait articles et reportages. Les photographes ont immortalisé l’évènement. Ils ont saisi avec leur appareil numérique l’instant, la déchirure, l’éboulement, l’arrachement.

La machine broie les certitudes et révèle la fragilité des constructions. Elle inquiète et fascine, construit et détruit. Elle place l’homme au cœur de la problématique du temps et le confronte à sa crainte de l’éphémère.

Autour de Lunel, les vestiges, les empreintes de vie, les traces des passages de ceux qui nous ont précédés sont très riches et remontent très loin dans le temps.

Sur les sites de la grotte préhistorique du Mas des Caves à Lunel Viel, Ambrussum, Dassargues, Saint Gilles le Vieux, les archéologues ont gommé l’épaisseur du temps pour faire apparaitre à la surface du sol des villages, des quartiers, des dessins de maisons, des traces de vie... 


Lunel nous offre son histoire. Les maisons ont évolué, se sont transformées mais le plan de la ville est resté fidèle aux deux enceintes et au souvenir du « castrum » même si tous les murs ont disparu. Les lectures du plan et l’histoire des pierres se confrontent et divergent. Les murs nous offrent des pages de lecture ou de rêve.

Pierre à pierre, le livre de son histoire s’effeuille, se modifie, s’anime,…. s’écroule, s’éboule ? Et demain, Lunel... ?
AG



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